La fasciathérapie est une thérapie manuelle douce qui s’adresse aux fascias, ces membranes qui enveloppent et relient toutes les structures du corps. On la connaît surtout sous sa forme la plus répandue en France, la méthode Danis Bois (MDB). Voici ce qu’elle est, comment elle se pratique, ce qu’elle peut apporter et ce qu’elle ne fait pas, expliqué simplement par un fasciathérapeute.
Sommaire
- La fasciathérapie, qu’est-ce que c’est ?
- Les fascias en quelques mots
- La méthode Danis Bois (MDB)
- Ce que la fasciathérapie peut apporter, et ses limites
- Fasciathérapie, ostéopathie, massage : quelles différences ?
- Comment se passe une séance ?
- Combien coûte une séance de fasciathérapie ?
- Comment devenir fasciathérapeute ?
- Vos questions
La fasciathérapie, qu’est-ce que c’est ?
La fasciathérapie est une approche manuelle qui considère que de nombreuses tensions du corps se logent dans les fascias. Le fasciathérapeute pose les mains, perçoit la mobilité de ces tissus et accompagne leur relâchement par un toucher lent, sans manipulation ni pression forte.
Elle a été développée il y a une quarantaine d’années, dans les années 1980, par Danis Bois, et la méthode porte son nom : on parle de fasciathérapie MDB. D’autres écoles existent, comme la fasciapulsologie, avec des gestes et une formation différents. Sur ce site, quand je parle de fasciathérapie, il s’agit de la méthode Danis Bois, celle que je pratique.
À retenir
- Une thérapie manuelle douce, centrée sur les fascias.
- Un toucher lent, qui suit le rythme des tissus, sans manipulation.
- Une approche de bien-être, complémentaire de la médecine, pas un traitement médical.
Les fascias en quelques mots
Un tissu qui relie tout le corps
Les fascias sont des membranes de tissu conjonctif présentes partout dans le corps humain : autour de chaque muscle, des organes, des os, des vaisseaux et des nerfs. Ils forment un réseau continu, une sorte de toile qui donne sa forme au corps et transmet les tensions d’une zone à l’autre. Pour visualiser ce réseau, voyez le schéma des fascias, et pour aller plus loin, l’article sur le fascia profond.
Quand les fascias perdent leur souplesse
Un fascia en bonne santé est souple et glisse sur les structures voisines. Le stress, une mauvaise posture, un choc, une opération, la sédentarité ou un sport intense peuvent le densifier. Il devient alors plus raide, et cette raideur peut participer à des douleurs, à une sensation de corps bloqué ou à une fatigue diffuse, parfois loin de la zone d’origine.
Fascia superficiel et fascia profond
On distingue le fascia superficiel, juste sous la peau, et le fascia profond, qui entoure les muscles, les os et les organes internes. Chaque zone du corps a ses fascias, tous reliés entre eux : c’est pourquoi une tension musculaire du dos peut se faire sentir jusque dans la nuque, ou une cicatrice du ventre jusque dans le bassin.
La méthode Danis Bois (MDB)
Son fondateur
Danis Bois, kinésithérapeute et ostéopathe de formation, a créé la méthode puis développé une recherche universitaire autour d’elle, notamment au CERAP, rattaché à l’université Fernando Pessoa de Porto. Son parcours est détaillé dans l’article qui est Danis Bois.
Trois principes
- La globalité : le corps est abordé dans son ensemble, pas seulement la zone douloureuse, puisque les fascias relient tout.
- Le lien corps et psychisme : la méthode parle de psychotonus pour décrire la façon dont le stress et les émotions s’inscrivent dans le tonus des tissus.
- Le mouvement interne : un mouvement lent et profond, perçu sous la main, que le thérapeute accompagne pour aider le corps à retrouver son équilibre.
Les outils du fasciathérapeute
La séance repose d’abord sur le toucher manuel. Elle peut être complétée par la gymnastique sensorielle, des mouvements lents à refaire chez soi, par une introspection guidée (la méditation pleine présence) et par un échange verbal sur ce que vous avez ressenti. Ces outils visent une meilleure perception de votre corps, au-delà du soulagement du moment.
Une méthode étudiée à l’université
Des thèses et des mémoires universitaires portent sur la fasciathérapie, notamment sur la perception du corps, la douleur et les dimensions physiques et psychiques du soin. Ce travail scientifique est surtout qualitatif : il décrit ce que vivent les patients, il ne prouve pas une efficacité contre une maladie.
L’avis du praticien
« Le plus souvent, les patients ne viennent pas chercher une technique, ils viennent chercher un endroit où leur corps peut enfin relâcher. La fasciathérapie, c’est d’abord une qualité d’écoute par le toucher. »
Nicolas Luc Levé · fasciathérapeute MDB, Paris 6e & 10e
Ce que la fasciathérapie peut apporter, et ses limites
Les personnes qui consultent décrivent le plus souvent une détente profonde, des tensions musculaires qui se relâchent, une meilleure mobilité et une perception plus fine de leur corps. Beaucoup viennent pour des douleurs qui durent (dos, nuque, épaules), pour un stress qui ne retombe plus, ou pour accompagner une période difficile. Pour chaque situation, un article détaille ce qu’il est raisonnable d’en attendre : lombalgie, cervicalgie, sciatique, capsulite, nerf vague et stress, ou encore fasciathérapie et émotions.
Pour quels troubles consulte-t-on ?
- des douleurs chroniques du dos, de la nuque ou des épaules ;
- des maux de tête de tension et une mâchoire serrée ;
- le stress, l’anxiété et un sommeil léger ;
- des tensions après un choc, une opération ou une période difficile.
Dans tous ces cas, le patient garde sa prise en charge médicale. La fasciathérapie vient en complément, pour aider à soulager les douleurs et les tensions, sans prétendre traiter la maladie elle-même.
Les limites à connaître
Les limites sont tout aussi importantes. La fasciathérapie n’est pas une profession de santé réglementée et elle n’est pas reconnue par le ministère de la Santé ; les études qui existent sont surtout des recherches qualitatives menées dans l’école de la méthode. Elle ne pose pas de diagnostic et ne remplace ni un traitement ni un suivi médical. Toutes les précautions sont détaillées dans l’article fasciathérapie : dangers et contre-indications.
La fasciathérapie ne remplace pas un avis médical. Une douleur nouvelle, intense ou qui s’aggrave doit d’abord être examinée par un médecin.
Fasciathérapie, ostéopathie, massage : quelles différences ?
Le massage agit surtout sur la peau et les muscles, par des mouvements appuyés. L’ostéopathie travaille la mobilité des articulations et des structures, parfois avec des manipulations. La fasciathérapie s’adresse au tissu qui relie l’ensemble, avec un toucher lent qui laisse les fascias se relâcher à leur rythme. Ces thérapies ne s’opposent pas : elles se complètent, et il est fréquent de passer de l’une à l’autre. Parmi les thérapies manuelles, la fasciathérapie se distingue surtout par la légèreté de ses pressions et l’attention portée à ce que ressent le patient.
Comment se passe une séance ?
Une séance commence par un échange sur ce qui vous amène, votre histoire et votre suivi médical. Vous vous allongez ensuite habillé, dans une tenue souple, et le fasciathérapeute travaille par un toucher lent, en vous invitant à percevoir ce qui se passe. La séance se termine par un temps d’intégration et quelques repères pour la suite. Bon à savoir : les pressions sont très légères, et vous pouvez demander à tout moment de ralentir ou de vous arrêter. Au cabinet, une séance dure 75 minutes : le déroulé, le tarif et les adresses sont sur la page fasciathérapie à Paris.
Combien coûte une séance de fasciathérapie ?
En France, le prix d’une séance varie généralement entre 60 et 120 € selon la ville, la durée et le praticien. Au cabinet, la séance de 75 minutes est à 110 €. La fasciathérapie n’est pas remboursée par la Sécurité sociale ; certaines mutuelles prennent en charge une partie des séances au titre des médecines douces : renseignez-vous auprès de la vôtre.
Comment devenir fasciathérapeute ?
La fasciathérapie MDB s’apprend sur plusieurs années, avec de l’anatomie, de la physiologie et une pratique encadrée. Le fasciathérapeute est diplômé d’une école privée : ce n’est pas un diplôme d’État, et le titre n’est pas protégé. Avant de prendre rendez-vous, il est donc bon de savoir quelle formation a suivie le professionnel que vous consultez. Pour découvrir le toucher des fascias, je propose une initiation au toucher des fascias.
Une question sur votre situation ?
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Vos questions
Qu’est-ce que la fasciathérapie en une phrase ?
Une thérapie manuelle douce qui s’adresse aux fascias, les membranes qui relient tout le corps, pour accompagner le relâchement des tensions par un toucher lent.
Qu’est-ce que la méthode Danis Bois ?
C’est la forme de fasciathérapie la plus répandue en France, créée par Danis Bois dans les années 1980. Elle associe toucher manuel, gymnastique sensorielle et introspection.
La fasciathérapie est-elle douloureuse ?
Non. Le toucher est lent et respecte vos sensations. Une zone très tendue peut être sensible, et le geste s’ajuste aussitôt.
La fasciathérapie est-elle reconnue ?
Non, ce n’est pas une profession de santé réglementée. C’est une approche de bien-être, à pratiquer en complément d’un suivi médical.
Combien de séances faut-il prévoir ?
Une première séance permet de faire le point. Pour des tensions anciennes, quelques séances rapprochées sont souvent utiles, puis un rythme plus espacé. Nous en parlons ensemble, sans engagement.
Recevoir · fasciathérapie MDB
Et si l’on prenait soin de vos tensions ?
Je vous reçois en fasciathérapie méthode Danis Bois à Paris 6e et Paris 10e. Vous hésitez ? Parlons-en d’abord lors d’un entretien téléphonique gratuit de 30 minutes.